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3ème OPEN INTERNATIONAL NIORT VENISE VERTE : À LA DÉCOUVERTE DE ... BEN COLEMAN

Événements 18/11

La logique a été respectée au 3ème Open International Niort Venise Verte il y a huit jours. La finale 100 % anglaise entre les deux favoris du tournoi a tourné à l'avantage de Ben Coleman à l'issue d'une belle bagarre contre Richie Fallows (11-8 dans le cinquième jeu).

Focus sur ce joueur de 26 ans, pas forcément très connu du grand public.

Article de Jérôme Elhaïk

LE PATIENT ANGLAIS

À 26 ans, Ben Coleman entame déjà sa neuvième saison sur le circuit international. Neuf, c'est également son nombre de titres depuis sa victoire à Niort. Découverte d'un joueur qui a impressionné le public du Squash du Marais par sa régularité.

Comment il a abordé la finale, et son sentiment après sa victoire

« Tout d'abord, c'était super d'avoir deux jeunes Anglais en finale, d'autant que nous sommes originaires de la même région (le comté d'Essex). La finale a été telle que je l'attendais : je savais que ça serait compliqué et que Richie jouait bien en ce moment. Nous nous étions déjà affrontés plusieurs fois, ma tactique était de l'empêcher de prendre le T au maximum, et de saisir mes opportunités d'attaquer à l'avant du court à bon escient. Elle a fonctionné, et je suis évidemment très heureux de remporter un nouveau titre sur le circuit (son neuvième, et le cinquième 10 000 $). »

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 Les deux Anglais Ben Coleman et Richie Fallows ont offert une très belle finale au public du Squash du Marais (Crédit photo : Niort Squash Club / Emmanuelle Boyer)

Avant de se mettre au squash, Ben a pratiqué le karaté, un sport qui sera aux JO à partir de 2020, alors que le squash a été recalé ...

« En effet, j'ai pratiqué le karaté à un très haut niveau lorsque j'avais 11 ou 12 ans. J'ai même été champion du monde dans cette catégorie d'âge et j'en ai vraiment d'excellents souvenirs. Je suis très content que ce sport soit aux Jeux Olympiques, et ça ne change rien au fait que selon moi le squash devrait l'être également ! J'estime qu'on va dans la bonne direction actuellement, et qu'il mérite sa place sans aucun doute. Espérons que les instances finiront par s'en rendre compte. »

Ben a joué pendant quelques années pour l'équipe de Royan en championnat de France Interclubs, et il a récemment disputé plusieurs tournois dans l'hexagone. A-t-il un rapport particulier avec notre pays ?

« C'est vrai que la France est un endroit où je me sens bien. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je joue souvent bien dans votre pays. Peut-être que l'une des raisons est que j'ai joué devant des publics fantastiques, dont celui de Niort ! Ils ont mis une super ambiance toute la semaine, et les joueurs adorent ça. Je n'hésite jamais bien longtemps lorsque j'ai l'occasion de jouer un tournoi en France. L'open de Niort était top en termes d'organisation, nous les joueurs avons été très bien traités et j'ai été ravi de faire partie de cet événement. Je leur souhaite beaucoup de réussite pour le futur. »

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Ben Coleman est passé près d'une victoire référence contre Nicolas Mueller il y a quelques semaines au Qatar (Crédit photo : Qatar Classic)

Ben est très régulier depuis quelques années (il navigue autour de la 50ème place mondiale depuis fin 2015 et a donc remporté neuf tournois). Est-il d'accord qu'il lui manque une victoire référence contre un joueur beaucoup mieux classé (résultat dont il a été proche contre Nicolas Mueller au Qatar) ?

« Je suis d'accord. Le circuit est plus fort qu'il ne l'a jamais été, et se maintenir autour de la 50ème place mondiale est tout sauf facile ! L'année dernière, j'ai eu un petit souci physique qui m'a un peu freiné, mais cette saison je suis passé tout près d'un match référence sur de gros tournois. J'espère que le déclic va bientôt se produire. J'ai tout de même eu deux belles victoires récemment à Nantes (NDLR : contre son compatriote Declan James et Mathieu Castagnet, qui avait dû abandonner contre lui en quart de finale). Je travaille très dur pour en obtenir d'autres, qui me permettront de franchir le palier suivant dans ma carrière. »

 

RÉACTION DE BAPTISTE MASOTTI

Il avait déjà fait vibrer le public du Squash du Marais l'an dernier, en atteignant la finale du tournoi alors doté de 5000 $. Mais l'enfant du pays Baptiste Masotti a fait encore plus fort, avec notamment ce match de folie en quart de finale contre George Parker. Réaction de l'intéressé.

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Baptiste Masotti peut lever les bras au ciel : il a redressé une situation compromise en quart de finale contre George Parker (Crédit photo : Niort Squash Club / Emmanuelle Boyer)

« Je me suis régalé pendant ces quatre jours. Cette victoire contre Parker est évidemment un match référence pour moi. Physiquement mais aussi mentalement. Après avoir perdu les deux premiers jeux au tie-break, j'aurais pu lâcher, et d'ailleurs il y a un an j'aurais sans doute perdu 3-0. Le fait de jouer à Niort, avec tous ces gens qui criaient, a sûrement joué un rôle : quand on joue devant dix personnes, on a bien sûr envie de gagner, mais la motivation il faut aller la chercher, alors que dans une telle ambiance elle vient toute seule ! En demi-finale, je n'avais pas de jus, notamment mentalement. Fallows m'est rentré dedans dès le début, il a fait beaucoup d'amorties et moi j'avais du mal à partir du T. Mais le bilan est évidemment positif. Etant donné la qualité du tableau, si on m'avait dit avant le tournoi que j'allais atteindre les demi-finales, j'aurais signé tout de suite. Quant au tournoi en lui-même, mon père et toute son équipe font vraiment du super boulot. D'après ce que je sais, la dotation va rester à 10 000 $ l'année prochaine, avant peut-être d'augmenter à moyen terme. Mais de toute façon, c'est plus cohérent de commencer à 5000 $ et de franchir progressivement les étapes. Faire un gros tournoi si c'est pour tout arrêter ensuite, ça ne sert à rien. »

 

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