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CHAMPIONNAT DE FRANCE INTERCLUBS, J-1 !

Événements 21/10

Le championnat de France Interclubs, l’une des plus anciennes compétitions dans le paysage du squash hexagonal, reprend ses droits ce samedi.

Le championnat de France Interclubs, l’une des plus anciennes compétitions dans le paysage du squash hexagonal, reprend ses droits ce samedi. Qui pour succéder à Mulhouse, auteur du doublé hommes-femmes en juin dernier à domicile ? Petit tour d'horizon des mouvements dans les effectifs pendant l'intersaison.

Nationale 1 hommes : mulhouse vise la passe de cinq

Quadruples tenants du titre, les Mulhousiens sont évidemment favoris à leur propre succession : depuis deux ans leur quatuor majeur aligné aux playoffs (Castagnet, Willstrop, Golan, Lincou) est quasi-intouchable pour ses adversaires. Côté mouvements, chassé croisé avec le Jeu de Paume puisque les Alsaciens récupèrent Baptiste Masotti et laissent filer le Néo-Zélandais Paul Coll vers le club parisien. Les hommes de Thierry Jung perdent également Joe Lee et Benjamin Fischer mais accueillent le Finlandais Oli Tuominen (ex-Valenciennes) et l’Écossais Alan Clyne. Mathieu Castagnet et ses équipiers affrontent dès samedi (à Évreux) leurs dauphins de l’an dernier Aix, toujours emmenés par le champion du monde Grégory Gaultier. Les Provençaux ont remplacé Geoffrey Demont (parti à Montpellier, voir plus loin) par l’Israélien Daniel Poleshchuk. Leur équipe-type avec Benjamin Aubert et Fabien Verseille est donc toujours aussi solide. 

Grosse refonte de l’effectif à Valence avec en premier lieu le départ de l’enfant du club Grégoire Marche (également à Montpellier). Les Drômois avaient également dit au revoir en fin de saison dernière à l’Australien Steve Finitsis, qui leur avait apporté leur unique titre de champions de France en 2011. Pour les remplacer, le capitaine Serge Parbaud a joué la carte Égyptienne avec le fantasque Mazen Hesham (actuellement blessé) et celui que les commentateurs de SquashTV surnomment « The Dentist » (car c’est sa profession d’origine), Omar Abdel Meguid. Même si le règlement ne les autorise pas à aligner les deux Égyptiens ensemble, une équipe Rosner – Hesham ou Meguid – Mueller – Petrucci (seul français de l’effectif) aurait fière allure. Aucune arrivée du côté de Valenciennes, (quatrièmes l’an dernier), les Nordistes perdant par ailleurs Casteleyn et Tuominen. Comme pour Valence, la meilleure équipe possible Pilley - Simpson (absents l'an dernier aux playoffs) – Anjema – Lavigne serait évidemment un candidat au podium. Du côté des outsiders, pas mal de mouvements au Jeu de Paume avec l’arrivée de Coll mais aussi du Tchèque Jan Koukal et de l’ex-n°8 français Rodolphe Bigot. Les Parisiens perdent deux joueurs importants, Masotti et Johan Bouquet (parti au PUC). Malgré le départ d’Eddie Charlton (parti aux États-Unis), la colonie britannique des promus de Royan s’agrandit avec les arrivées de Nathan Lake, Joel Makin, Jaymie Haycocks et Sean Conroy, qui rejoignent Ben Coleman et Scott Fitzgerald. 

L’autre promu Toulon (photo ci-dessus) a réussi l'exploit de monter en N1 avec de jeunes français (Victor Crouin, Sébastien Bonmalais, Adrien Douillard) et les deux meilleurs joueurs corses (Mattei et Luciani). Mais pour exister dans l'élite, recruter à l'étranger était indispensable : les Varois accueillent le néerlandais Piedro Schweertman et l'Allemand Yannick Omlor. Effectif très stable à Créteil avec le départ de Lucas Rousselet (encore dans la liste mais qui étudie désormais aux États-Unis) et les arrivées du jeune Égyptien Wassef Maged et de Sohail Khan. Les Normands d'Évreux ont reconduit la totalité de leur effectif et s'appuieront sur une équipe jeune emmenée par l’Anglais Tom Ford, au club depuis 2012 (21 ans de moyenne d’âge pour les cinq étrangers de l’effectif, épaulés par le duo de Français Pierre Bady-Alex Dupire).

Clubs promus de Nationale 2 : Royan, Toulon Av’New

NATIONALE 1 FEMMMES : UN FAUTEUIL POUR DEUX

Dépossédées de leur bien par Créteil il y a deux ans (après cinq titres consécutifs entre 2010 et 2014), les Mulhousiennes ont remis les pendules à l’heure en juin dernier à la maison. Elles sont favorites à leur propre succession d'autant que selon leur président Thierry Jung, l'Anglaise Laura Massaro (n°2), absente l'an dernier, devrait reprendre du service. Les Alsaciennes perdent Lauren Briggs et accueillent Kathrin Hauck (déjà au club il y a quelques années) et la jeune Ninon Lemarchand (13 ans, double championne de France -13 ans) en provenance de Rezé. « Elle devrait être la première fille de cet âge à évoluer en Nationale 1, » indique Thierry Jung. Comme d’habitude, leurs principales rivales seront les Cristoliennes avec les deux meilleures joueuses tricolores Camille Serme et Coline Aumard, mais aussi Marie Stéphan (ajoutée à la liste même si elle étudie aux États-Unis, où elle brille en championnat universitaire). Privées de playoffs l’an dernier pour avoir disputé une journée avec deux joueuses, Bourges a retenu la leçon. L’équipe de la capitaine Chloé Mesic a certes perdu Charlotte Demange, Annabelle Romedenne, Deon Saffery et Lucie Fialova mais recruté quatre joueuses étrangères : Heba El Torky, Millie Tomlinson, Fiona Moverley et Milou van der Heijden (toutes classées entre 23 et 40 mondiales). L'autre candidat logique au top 4 est Gradignan (anciennement Pessac), présent depuis deux ans aux playoffs. Si elles alignent en même temps Emily Whitlock (sur la liste depuis deux saisons mais qui n'a pas encore joué), Tesni Evans et Charlotte Delsinne, les Bordelaises (qui ont également recruté la jeune Allemande Saskia Beinhard) peuvent avoir des ambitions.

Royan a réussi l'exploit d'accéder à la N1 avec une équipe de 16 ans de moyenne d'âge (photo ci-dessus). Le club de Charente-Maritime a recruté à l’étranger mais quasiment sans augmenter sa moyenne d’âge avec la Belge Tinne Gilis et l’Espagnole Cristina Gomez (18 ans). Si les quatre favoris cités plus haut évoluent à leur niveau, Lorient aura du mal à répéter son incroyable exploit de l’an dernier (quatrièmes) d’autant que les Bretonnes ont perdu Léa Moineau. Sur le papier elles sont plutôt concernées par la lutte pour le maintien avec Squash 95 (effectif 100 % français inchangé), le Saint-Cloud des sœurs Delavison (championnes de Nationale 2), et Annonay.

Clubs promus de Nationale 2 : Royan, Saint-Cloud

Nationale 2 hommes

Crédits Photo : SquashMad

Les deux formations descendues de Nationale 1 se retrouvent dans la même poule (A). Brest a perdu les Anglais Mark Fuller et Oliver Pett mais récupéré Joe Brooke et surtout le très spectaculaire Gallois Peter Creed (photo ci-dessus), qui pourrait être l'attraction de la N2. Vincennes a conservé la même équipe (Corigliano, Pineau, Menegaux, Benoit, Tullis) et on devrait logiquement les retrouver aux avant-postes. Attention à Rennes avec un effectif resserré (seulement 6 joueurs) mais une recrue de choix, l'Égyptien Youssef Soliman (vainqueur du British Junior Open en U19 cette année), qui vient épauler son compatriote Omar El Tahry et le Finlandais Miko Aijanen. Cinquièmes et sixièmes des playoffs l’an dernier, La Rochelle et Le Mans (avec Grégory Joneau en soutien des inamovibles Yoan Autret et Thomas Reboul) peuvent espérer y retourner. Quatrièmes des playoffs, EVAE Strasbourg a basculé dans la poule Sud (B) cette année et les hommes de Mathieu Huin sont favoris au vu de leur très gros recrutement (les Néerlandais Marc Ter Sluis et Dylan Bennett, le Belge Joeri Hapers et l’Égyptien Tarek Shehata en provenance de Bron). 

 

Challes-les-Eaux va-t-il briser la malédiction cette saison ? Ayant échoué aux portes de la montée ces trois dernières saisons, les Savoyards repartent avec la même équipe (Droesbeke, Balbo, Aissaoui, Nicolas Bolay, et l'Espagnol Dani Pascual mais qui est actuellement blessé). Quelques mouvements à Bron avec les départs de Shehata, Diamadopoulos, Hands et Bell (les trois dernières cités n’ayant pas joué la saison dernière), le retour du Portugais Rui Soares et l’arrivée du Tchèque Ondrej Uherka. Privés de playoffs l’an dernier, Marseille semble bien armé avec une équipe très expérimentée (Giraud Audine, Isambard, Villier, Sollazo, Lagier, Grimaldi) renforcée par le jeune Anglais Joe Green.

 

Clubs relégués de Nationale 1 : Brest, Vincennes

 

Clubs promus de Nationale 3 : Hermine Rennes, Squash 95, Mulhouse 2, Lyon

Nationale 2 femmes

La poule A a changé de visage, avec les montées (Royan), les descentes (Escures et Pessac 2), mais aussi l’arrivée des Normandes (Rouen et Val-de-Reuil) et le passage de Nîmes dans la poule B. Difficile de dégager une hiérarchie claire dans un groupe qui avait été très serré l'an passé, même si La Rochelle qui a recruté deux joueuses en provenance de Nationale 1 (Océane Cebollada et Charlotte Demange) semble légèrement au-dessus. Niort (photo ci-dessous) présente comme d'habitude une équipe très homogène (quatre joueuses classées dans le top 65).

Crédits Photo : Niort Squash Club

On surveillera également Barry Muret, cinquièmes des playoffs l’an dernier et qui présente une équipe-type très solide (Castaignède, Gabarre, Malet). Le TOAC a certes récupéré la jeune joueuse de Royan Emma Tauzin mais aussi perdu deux pions essentiels (Léa Robinaud et Marion Lormant), il leur sera donc difficile de faire aussi bien qu'en 2015-2016 (quatrièmes). Par effet domino, pas mal de changement dans la poule B avec deux promues (Ikebana et Antibes) et deux équipes reléguées de N1 (Stade Français et WAM), qui ont conservées une bonne partie de leur effectif et que l’on devrait retrouver aux avant-postes. Mais les favorites seront la réserve de Mulhouse (avec deux Suisses classées première série et la jeune Ninon Lemarchand, photo ci-dessous), même si elles ne peuvent pas monter en N1.

Crédits Photo : Sitesquash

Clubs relégués de Nationale 1 : Stade Français, Wambrechies

Clubs promus de Régionale 1 : Squash des Volcans (Clermont), Ikebana (Villefontaine), Antibes Rackets, Bordeaux Nord

NAtionale 3 hommes

L’attraction de la N3, ce sera bien sûr Montpellier, son nouveau club et son recrutement XXL (voir ci-dessous, Montpellier, une fusée sur orbite). Parmi les équipes qui viseront la deuxième place de la poule A, on peut citer Monaco et sa recrue Yves Tastet, ainsi que la très jeune équipe de TopFit Antibes (Alex Dubarry et les Britanniques Tom Walsh et Elliot Morris-Devred). Autre équipe à suivre, la réserve de Valence où Cédric Hateau encadrera trois membres du pôle espoirs d'Aix (photo ci-dessous) : son fils Noah ainsi que les recrues Guillaume Ducos (en provenance du TOAC) et Thibault Lassaux. Outre Demont et Marche, un troisième joueur du top 10 français évoluera en N3 cette année : avec ses « lieutenants » Arnaud Foissac et Sébastien Marques, Johan Bouquet et le PUC sont favoris de la poule B. Gros recrutement du côté de Rouen, avec le belge Loïc Lannoye, le retour d’Arthur Poupel mais surtout l'arrivée de l'Indien Mahesh Mangaonkar (n°68 mondial) ! Bien malin qui pourrait faire des pronostics dans une poule C où aucun favori ne se dégage clairement. Escures semble présenter l’équipe la plus homogène (Anthony Douillard, Jérémy Malavialle et la recrue Benjamin Bouldoire).

Clubs relégués de Nationale 2 : Rêve Maxeville 2, Jarville, Toulouse OAC (le Stade Français s’était maintenu sportivement mais n’a plus d’équipe en championnat de France Interclubs)

Clubs promus de Régionale 1 : Louvigny, Paris Université Club, Topfit Antibes, Squash Constellation 31 (Blagnac), Mas Perpignan, ACS Squash Center (Seyssinnet)

Les interclubs, comment ça marche ?

Nous vous proposons un petit récapitulatif du fonctionnement du championnat de France Interclubs.

  •  Les poules (1 en Nationale hommes et femmes, 2 en N2H et N2F et 3 en N3H) sont composées de 9 équipes, qui se rencontrent en quatre triangulaires (octobre, novembre, mars, avril)
  • Les quatre premiers sont qualifiés pour les playoffs et les deux derniers descendent au niveau inférieur.

 Les playoffs

En Nationale 1 (hommes et femmes), ils rassemblent 4 équipes et le vainqueur est sacré champion de France.

En N2 (H et F), ils rassemblent 8 équipes et les deux finalistes accèdent à la N1.

En N3 hommes, ils rassemblent 12 équipes et les quatre demi-finalistes accèdent à la N2.

Cette année, les playoffs de N2-N3 auront lieu à Gradignan (9-11 juin 2017) et ceux de Nationale 1 à Vendargues (16-17 juin 2017).

Les rencontres

Une victoire rapporte 3 points et une défaite 0. Chez les hommes, les équipes sont composées de 4 joueurs, en cas de match nul elles sont départagées par le jeu average (voire le point average en cas d'égalité), deux points sont attribués au vainqueur et un au perdant. Pas de match nul chez les femmes puisque les équipes sont composées de 3 joueuses.

La composition des équipes

Une équipe doit au comporter au minimum un joueur français et au maximum un joueur hors Union Européenne. Les joueurs étrangers sont assimilés, c'est-à-dire qu’on leur attribue un classement français en fonction de leur niveau (par exemple, l’Anglaise Laura Massaro, n°2 mondiale, est logiquement assimilée n°1 française).

MONTPELLIER, UNE FUSÉE SUR ORBITE

C’est le double transfert de l’été ! Les internationaux Français Grégoire Marche et Geoffrey Demont ont quitté leurs clubs de Nationale 1 (Valence et Aix) pour rejoindre Montpellier (qui évoluera dans la toute nouvelle structure de Vendargues, à quelques kilomètres de la cité héraultaise). Ses membres ont la possibilité de pratiquer le tennis, le Padel, le badminton, le tennis de table et bien sûr le squash (avec notamment un court vitré permanent). « C’est vraiment un très beau projet, indique Marche. Dans un premier temps, nous évoluerons en Nationale 3, mais nos objectifs s'inscrivent sur le long terme, avec l'ambition de jouer le titre en Nationale 1 dans les cinq ans. » Même son de cloche chez Demont : « C’est avec une certaine excitation que je serai à Montpellier pour la première journée samedi (Marche sera absent car il évoluera en Bundesliga avec son équipe des Worms). J'ai hâte de commencer cette nouvelle aventure ! J’ai reçu un appel de Thierry Cotentin (l’un des gérants du club) lorsque j’étais en vacances en Corse cet été, grâce à Laurent Combaluzier, qui nous mis en relation. Thierry m’a exposé ses projets et les intentions qu’il avait pour le club et l’équipe, ça m’a plu très rapidement. J’ai envie de m’investir pour faire partie du patrimoine du club et y laisser mon empreinte. »

Avec Demont, Marche, mais aussi Thierry Scianinamico (n°19 français et arrivé en provenance du Stade Français pour occuper le poste d’entraîneur au club) et l’ancien numéro 3 français Christophe Montagnier, la montée en N2 ne sera évidemment qu'une formalité. En attendant de se frotter aux grosses écuries du pays, les Héraultais auront un avant goût de la Nationale 1 puisqu’ils accueillent les playoffs en juin prochain. Ainsi que le championnat de France Élite en février, au cours duquel leurs deux recrues évolueront donc à domicile.

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