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PARCOURS D'EXCELLENCE SPORTIVE - REGROUPEMENT NATIONAL À CHARTRES

Formation 30/12

Dans la foulée des championnats de France -11/-15 ans, les meilleurs jeunes étaient rassemblés à Chartres du 18 au 21 décembre, dans le cadre du Parcours d'Excellence Sportive (PES).

Qui changera d'appellation en 2017 pour devenir le Projet de Performance Fédéral (PPF). L'occasion de revenir sur ce stage et ses objectifs avec Nicolas Sajat, Conseiller Technique National à la Fédération Française de Squash et Coordinateur national du PES.

Article de Jérôme Elhaïk

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Nicolas Sajat, ici lors du championnat du monde féminin par équipes

Le PES, qu'est-ce que c'est ?

Le Parcours d'Excellence Sportive a succédé en 2009 aux Filières de Haut niveau. Pour le PES, le Ministère des Sports imposait trois niveaux mais nous en avons ajouté un pour le squash. Pour schématiser, le niveau 4 concerne le mini-squash et les écoles de squash dans les clubs, le niveau 3 les regroupements inter-régionaux (-11, -13 et -15 ans), le niveau 2 ce qu'on pourrait appeler « les meilleurs des meilleurs » avec les pôles Espoirs, qui constituent des structures d'accueil pour ce parcours (pour les -15, -17 voire -19 ans). Enfin le niveau 1, ce sont les pôles France qui sont la finalité (pour les -17 ans, les -19 ans et les seniors) et qui doivent permettre d'accéder au niveau international.

Projet de Performance Fédéral, la nouveauté pour 2017

Nous fonctionnons par olympiade, et à partir de 2017 le Projet de Performance Fédéral remplace le PES en place depuis huit ans et que nous avions mis en place avec Jacques Lagrange (ancien Directeur technique national). Il n'y aura plus que deux niveaux, la détection (qui correspond au niveau 3) et le haut niveau (1 et 2). Jusqu'à maintenant, la Fédération se substituait en quelque sorte aux Ligues, en organisant les stages PES (6 zones avec une quinzaine de jeunes pour chaque). Il y a donc un travail de détection à faire pour les Ligues, ainsi que les Comités départementaux. Même si dans un sport comme le squash, c'est différent par rapport au football par exemple, où une perle rare peut échapper aux recruteurs : s'il a le niveau, un jeune se fera forcément remarquer lors des différents championnats de France, à l'image de Lauren Baltayan (championne de France -11 ans à Chartres). Cette détection passera sans doute par des stages au niveau des Ligues, même si certains pensent que les tournois et la confrontation qu'on y trouve est plus importante. Personnellement, je pense que les deux sont essentiels !

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Les regroupements nationaux concerneront donc les deux meilleurs pour chaque année de naissance dans les catégories -11, -13 et -15 ans (plus quelques autres, comme on l'a fait à Chartres où on avait une petite vingtaine de jeunes). On en faisait déjà un par an pour le PES, et lors de chaque réunion avec les entraîneurs présents, le constat était toujours le même : ces rassemblements sont fantastiques !

L'objectif du stage à Chartres

Le stage s'est très bien passé, ça a été à la fois dur et très intéressant. Le thème prépondérant était l'attitude, associée aux quatre dominantes : technique, tactique, physique et mentale. Nous avons commencé par un questionnaire, suivi d'un entretien individuel le lendemain. Ça permet de mieux comprendre la démarche de chaque jeune. On se rend qu'il y a de grandes divergences, aussi bien en termes de culture squash que d'objectifs. Une fille comme Cléo Jahard a huit séances par semaine, y compris certaines en solo quand son entraîneur à Vincennes n'est pas là (Malcolm Tullis intervient également au pôle France à Créteil). Mais c'est aussi la plus âgée du groupe. Il y a également un jeune qui a affirmé vouloir être dans le top 30 mondial à 23 ans, mais en sachant l'expliquer de manière structurée.

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Le déroulement

En ce qui concerne la partie sportive proprement dite, ça a été très complet. Nous avons débuté le lundi avec deux heures de solo, qui ont permis de jauger l'endurance à la concentration. Il y a eu également des tests, techniques et physiques (envergure, prise d'informations etc.). Certains permettent de révéler la personnalité et le mental de chacun. Par exemple, lors des exercices de gainage Lilou Brévard est celle qui a tenu le plus longtemps, alors qu'elle n'a que 10 ans. On a pu constater qu'elle ne lâchait pas même lorsqu'elle était en souffrance. Le dernier jour (mercredi), nous avons terminé par des exercices de cross-fit, qui là encore permettent d'en savoir plus sur le comportement et la rigueur. Les « montantes-descendantes » ont également permis d'observer les jeunes en situation de match.

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Il y un autre aspect important, c'est l'esprit de groupe. Même si on essaie de leur faire comprendre qu'on est là pour travailler et que ce n'est pas la colonie de vacances, il faut créer une cohésion, par exemple en allant jouer au bowling comme nous l'avons fait à Chartres. Au sein du pôle espoirs de Châtenay-Malabry, nous avons crée un groupe Whatsapp, afin que les jeunes puissent suivre les résultats des uns et des autres et s'encourager mutuellement.

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Les entraîneurs

Nous avons eu des échanges très riches, les réunions de débriefing quotidiennes ont duré plusieurs heures. On a vraiment tous les profils d'entraîneur (pôle espoirs avec Yann Ménégaux, Christophe Carrouget et moi-même, et entraîneurs de club avec Mehdi Renai et Stéphane Brévard). C'est pour ça que j'ai souhaité ajouter Malcolm Tullis, qui apporte l'aspect « Pôle France. »

Les prochains rendez-vous

La prochaine échéance, c'est l'open de France junior (fin février à Lille). Pour ceux qui ne font pas partie de la sélection fédérale, notamment les premières années U13 et les U11, nous pouvons les soutenir financièrement à condition qu'ils s'engagent à disputer un certain nombre de tournois européens.

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Mais au-delà des tournois, il y aura un suivi et des consignes individualisés pour chaque jeune. C'est l'essence même du PPF. Par exemple, ça peut passer par la mise à disposition d'un préparateur physique ou mental pour ceux qui en ont besoin. Les -15 ans pourront également aller s'entraîner dans un Pôle espoirs pendant les vacances. En ce qui concerne les regroupements nationaux, il y aura à la fois -11/-13 et -13/-15. De cette manière, les -13 peuvent à la fois tirer les -11 vers le haut mais aussi progresser au contact des -15. Ça doit fonctionner dans les deux sens.

Plus d'infos sur

http://www.ffsquash.com/fr/haut-niveau/le-parcours-d-excellence-sportive.html

Toutes les photos du stage sur

https://goo.gl/photos/6vXYETdunc1PMaQJ9

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