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LES BLEUES ONT ATTEINT LEUR RÊVE

Championnats du Monde 2016 12/12

Jeudi 1er décembre 2016 : en battant l'Australie, l'équipe de France féminine de squash réalisait son rêve, monter pour la première fois sur le podium du championnat du monde, à Paris.

Au-delà du résultat sportif historique, les Françaises ont su créer une véritable communion avec le public, et susciter un intérêt sans précédent de la part des médias. Quelques jours après cet exploit, nous nous sommes entretenus avec ces quatre Bleues en bronze, qui ne veulent certainement pas s'arrêter là.

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Jérôme Elhaïk : Salut les filles. Tout d'abord, quelques jours après cette semaine folle au championnat du monde à Paris, est-ce qu'il y a une image que vous gardez en tête ?

Camille Serme : Oui il y a une image qui me reste en tête. C'est celle d'une équipe soudée, portée par son public et qui a atteint son rêve lorsqu'elle a battu l'Australie en quart de finale.

Coline Aumard : Elle n'est pas facile cette question … Si tu savais toutes les images qui me passent par la tête ! D'ailleurs je crois que je ne m'en lasserai jamais. Allez j'utilise mon joker, je vais en citer quelques unes plutôt qu'une seule. Plus qu'une image, je retiens les mots, ceux du public qui criait nos noms quand on était sur le court. Coline ! Coline ! Coline ! Je n'aurais jamais cru vivre un jour une telle émotion, rien que d'y penser j'ai encore le cœur qui bat à 10 000. Il y a également cette image de joie, de partage avec les autres. On y tenait vraiment et on en avait parlé avec Philippe (Signoret) lors du stage à Monaco : on voulait prendre le temps de partager. Avec les personnes de l'organisation, les bénévoles, la Fédération, la ligue Île-de-France, les médias, nos familles, les jeunes et le public. Mais si je dois répondre vraiment à la question, je dirais l'image du drapeau français qui s'est élevé dans le ciel lors de la remise des prix. J'en ai pleuré sur le podium !

Laura Pomportes : Ça a été une semaine extraordinaire avec une belle médaille en guise de récompense. Je garde une image gravée dans ma mémoire, c'est une photo prise le groupe de photographes qui ont suivi l'événement. Je ne me souviens plus de leurs noms, donc s'il te plait cites-les ! (Il s'agit de l'association Zoom92130). On y voit les filles exploser de joie derrière le court à la fin de mon match décisif contre la joueuse de Hong Kong. Je trouve que ça illustrait bien leur soulagement et leur joie à ce moment précis.

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Chloé Mesic : Beaucoup d'images resteront gravées dans ma mémoire. La plus forte pour moi est celle de notre explosion de joie après notre victoire contre l'Australie, synonyme de médaille !

"L'image que je garde en tête, c'est celle d'une équipe soudée, portée par son public et qui a atteint son rêve lorsqu'elle a battu l'Australie en quart de finale." Camille Serme

J.E. : Avez-vous conscience que le squash, notamment féminin, n’a jamais autant été exposé, et quel est votre sentiment par rapport à ça ?

C.S. : Nous l'avons toutes ressenti pendant la semaine, avec les caméras et appareils photos qui nous suivaient un peu partout, jusque dans les vestiaires au moment de la préparation d'avant-match. Nous n'avions pas l'habitude et c'était donc parfois difficile à gérer, mais c'était pour le bien de notre sport. On se plaint souvent du manque de médiatisation du squash, donc je crois que là nous avons été servies et nous remercions les médias.

C.A. : On est fières bien sûr ! L'équipe a donné ce qu'elle avait de meilleur et c'est une belle récompense d'être reconnue à notre juste valeur. En espérant bien sûr que ça continue … On espère avoir fait briller les yeux des petites filles qui sont venues nous encourager, qu'elles se disent que c'est possible et qu'elles souhaitent être à notre place à l'avenir. C'est grâce à ces futures joueuses potentielles que le squash féminin continuera à grandir, à l'échelle nationale mais aussi internationale.

L.P. : Tout d'abord, je pense qu'effectivement un médaille sur un championnat du monde, d'autant plus en France, peut apporter beaucoup au squash féminin mais aussi au squash de façon plus générale. Cet événement a été très suivi et très médiatisé, je m'en réjouis en tant que fille bien sûr, mais surtout en tant que passionnée de notre sport.

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C.M. : Effectivement, la médiatisation autour de ce championnat du monde et de notre podium a été importante. Ce n'est que du bonheur pour tous les passionnés de la petite balle noire, le squash doit faire parler de lui et mérite d'être olympique.

"Cet événement a été très médiatisé, je m'en réjouis en tant que passionnée de notre sport." Laura Pomportes

J.E. : Est-ce que cette médaille de bronze peut être un tremplin pour viser l’or au prochain championnat d’Europe par équipes, après de très nombreuses médailles d’argent ? Même si les Anglaises ont montré qu’elles étaient toujours bien présentes.

C.S. : En effet, elles sont toujours présentes mais c'est drôle que tu poses cette question car justement, dès le lendemain du championnat j'ai envoyé un message groupé aux filles en leur demandant si elles étaient prêtes à relever un nouveau challenge en avril prochain au championnat d'Europe. Alors oui, ce sera clairement notre objectif !

C.A. : Pourquoi s'arrêter à une médaille de bronze ? On ne va pas cacher nos ambitions, donc oui pourquoi ne pas viser l'or lors des championnats d'Europe par équipes. On respecte l'équipe d'Angleterre à sa juste valeur, c'est une grande équipe. Mais je pense qu'aujourd'hui on peut prétendre à plus qu'une médaille d'argent. On ne va pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuée bien sûr, on va prendre les rencontres les unes après les autres et dans un premier temps l'objectif sera d'atteindre la finale. Et si on est amenées à affronter les Anglaises, vous pouvez compter sur nous. On jouera notre chance à fond sachant que sur un match tout peut arriver.

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Crédit photo : EuroSquash2016

L.P. : Un tremplin je ne sais pas, mais il est clair que ce résultat nous donne confiance. Il est l'illustration de notre travail et de notre progression. Nous aurons à cœur d'imiter les garçons, qui étaient parvenus à battre les Anglais l'an passé en finale.

C.M. : Bien sûr, le titre européen en avril prochain est un objectif clairement annoncé !

"Notre force, c'est que nous voulons toutes la même chose : aller le plus haut possible, ensemble." Coline Aumard

J.E. : Vous avez toutes le même âge, sauf Chloé qui est un peu plus jeune, et vous jouez ensemble depuis les juniors : cette équipe, elle s’est construite petit à petit, ou est-ce qu’il y a une compétition en particulier où quelque chose de spécial s’est passé ?

C.S. : Je pense qu'elles s'est construite petit à petit, avec la progression individuelle de chacune. Il nous a fallu atteindre une certaine maturité, et avoir la volonté de se mobiliser à 100 % pour atteindre un rêve commun : monter sur le podium du championnat du monde, chez nous en France.

C.A. : Je pense que cette cohésion d'équipe s'est construite au fil des années. Nous nous connaissons très bien, et nous nous acceptons chacune telle que l'on est. On est toutes différentes et chacun apporte sa marque de fabrique. C'est ce qui nous donne cette force, nous voulons toutes la même chose, aller le plus haut possible ensemble. Et qu'on gagne ou qu'on perde, on reste soudées. Nous avons gagné en maturité depuis Nîmes, et même depuis le Canada en 2014. J'aime cette équipe de France, et je suis fière d'en faire partie.

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L.P. : Je pense effectivement que la cohésion d'un groupe se construit sur le long terme. On se connaît depuis très longtemps et nos relations sont très bonnes. Nous avons connu des hauts et des bas dans nos résultats collectifs, mais il me semble que cet esprit de groupe n'en a jamais pâti. Nous restons soudées dans la victoire comme dans la défaite, et c'est ce qui fait notre force.

C.M. : Les filles m'ont beaucoup inspirées par le passé. Il y a un grand respect entre chacune de nous et l'osmose est totale.

J.E. : Quel va être votre programme au cours des prochains jours / semaines ?

C.S. : Je vais prendre une semaine de vacances, sans squash. Je suis en route vers Grenoble pour voir de la famille puis vendredi (NDLR : l'entretien a eu lieu la semaine dernière) j'irai quelques jours aux Étoiles du sport avec mon copain. Pour respirer l'air de la montagne, faire d'autres activités physiques et recharger les batteries au niveau mental, avant de reprendre l'entraînement le mardi 13 décembre.

C.A. : Je vais prendre un peu de repos. Notamment en allant encourager mon copain (Adam Auckland) qui dispute un PSA en Angleterre (la semaine dernière à Grimsby où il atteint les demi-finales). Il ne le sait pas encore, c'est une petite surprise ! Sinon les fêtes de fin d'année vont me permettre de passer du temps avec les gens que j'aime, mais ça ne m'empêchera pas de m'entraîner pour être fin prête pour la nouvelle année. Elle commencera fort avec le Tournament of Champions, qui sera le premier objectif de 2017.

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L.P. : Travail, travail et travail ! Afin de rattraper mon retard sur mon doctorat et préparer mon intervention du samedi 10 décembre sur l'INSEP.

C.M. : Après le PSA de Clermont qui suivait immédiatement le championnat du monde (je me suis inclinée en quart de finale contre Nele Gilis, future vainqueur), je vais m'octroyer quelques jours sans entraînement, pour me consacrer à la communication autour de mon projet sportif. Puis j'attaquerai un programme de cinq semaines pour préparer deux tournois fin janvier aux États-Unis.

J.E. : Est-ce qu’il y a une personne qui a été importante dans votre parcours et que vous souhaitez remercier en particulier ?

C.S. : Il y en a plusieurs, et je les ai déjà remerciées donc elles sauront se reconnaître.

C.A. : Il n'y en a pas qu'une à qui je dois tout ça. Les personnes qui me soutiennent au quotidien se reconnaîtront. Sachez que sans vous, ça ne serait pas pareil. J'en profite pour remercier ma famille. Sans elle, je ne serais sans doute pas où je suis aujourd'hui. Je puise en elle une force inimaginable, celle de me surpasser et de me remettre en question pour les rendre fière. Avoir mon frère et mes deux sœurs à mes côtés pour m'encourager pour la première fois, ça n'a pas de prix. Mon père est venu me voir jouer au squash pour la première fois depuis vingt ans, je ne vous explique pas les émotions que ça procure ! Il y a quelqu'un qui est là depuis le début, d'ailleurs c'est un peu grâce à elle que j'ai débuté le squash. Ma maman est la personne qui me soutient depuis toujours, elle s'est battue pour que je puisse réaliser mon rêve. Elle est ma force, au quotidien. Qu'elle ait pu venir me voir jouer lors de cette semaine a été le plus beau cadeau dont je pouvais rêver. Je n'oublie pas Mike et Adam qui n'ont pas pu se déplacer, mais où que je sois ils sont à mes côtés.

L.P. : Ces deux dernières années ont été très difficiles pour moi. J'ai connu une grave blessure qui m'a éloignée des courts pendant plusieurs mois. Je dois tout d'abord remercier Arnaud Hays et Joël Coste, qui on réussi à diagnostiquer mon problème après des mois de douleurs, et mettre en place un protocole pour me permettre de reprendre et de me préparer pour ce championnat du monde. Lors de ma période d'arrêt de six mois, je n'avais le droit de faire que de la natation et j'ai été « recueillie » par l'entraîneur du Pôle France jeunes de pentathlon moderne Cédric Maillard, qui m'a entraînée et soutenue. Merci à lui. Enfin la personne qui m'a le plus aidée cette année est Yves Tastet, il m'a énormément fait progresser sur le plan tactique et technique. Il n'a jamais perdu espoir quant à mon retour, alors que personne n'y croyait. Merci aussi à Sameer Khan pour son aide ces derniers mois pour préparer cette échéance.

C.M. : Il y en a bien plus qu'une seule. Je suis reconnaissante envers tous les entraîneurs qui m'ont accompagnée depuis mes débuts, ma famille, mes partenaires d'entraînement et plus largement toutes les personnes qui me soutiennent.

"Les compétitions par équipes sont ma priorité, c'est toujours un plaisir de retrouver les filles et de partager ces moments forts." Chloé Mesic

J.E. : En tennis, il y a souvent des joueurs qui mettent la Coupe Davis / Fed Cup entre parenthèses pour se consacrer à leur carrière individuelle (par exemple Caroline Garcia récemment). Rater une compétition par équipes, est-ce que c’est envisageable pour vous ?

C.S. : Jamais de la vie ! Jouer pour mon pays est trop important pour moi, je suis fière de porter haut les couleurs de la France.

C.A. : Impensable, même pas envisageable ! Chaque athlète à ses convictions et ses intérêts, et ce n'est pas à moi de juger . En ce qui me concerne, louper une compétition par équipes est inimaginable. Défendre les couleurs de son pays est l'une des plus belles choses qui soit, pour rien au monde je ne raterai ça.

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L.P. : Non. Tout d'abord je pense que notre calendrier nous permet de concilier les deux. Ensuite, je suis une joueuse d'équipe. Je serais parfaitement capable de privilégier une compétition par équipes au détriment de ma carrière individuelle.

C.M. : Sûrement pas ! Les compétitions par équipes sont au contraire ma priorité. C'est toujours un vrai plaisir de retrouver les filles et de partager ces moments forts. Ainsi qu'un honneur de porter le maillot de l'équipe de France.

 

PAROLES DE COACH

Entraîneur au quotidien au Pôle France et en poste aux côtés de l'équipe de France depuis dix ans, Philippe Signoret n'est évidemment pas pour rien dans l'obtention de cette médaille de bronze historique. Paroles de coach ...

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Avec quelques jours de recul, son sentiment par rapport à ce championnat du monde historique

En un mot, inoubliable. Bien sûr, je suis habitué aux émotions fortes avec les titres individuels de Camille. Mais les compétitions par équipes, c'est complètement différent. En tant qu'entraîneur national, il n'y a que très peu d'échéances, et en plus de très grosses écuries en face. Donc je dirais que les émotions sont multipliées par quatre, comme le nombre de joueuses … D'autant plus quand la compétition a lieu en France ! Une équipe c'est quelque chose de complexe, on doit gérer des joueuses et des personnes qui sont toutes différentes. On a un peu le rôle d'un chef d'orchestre, il faut trouver le bon tempo.

L'expérience de 2012

Nîmes, c'est une expérience malheureuse. On n'avait pas bien géré la pression et on a abordé le sujet pendant le stage à Monaco. De manière générale, c'est important de dire les choses. Par exemple, avant la rencontre de poule contre Hong Kong, on s'est dit que même si on perdait ce n'était pas dramatique, on était de toute façon qualifié pour les quarts de finale. Le discours favorise la prouesse … Entre parenthèses, le fait que Hong Kong batte la Malaisie en quarts, ça montre la valeur de notre victoire contre elles.

Camille Serme

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Comme tout le monde l'a dit, elle a fait le job. On l'oublie souvent, mais elle a l'obligation de gagner. Être numéro 1 en équipe de France c'est un rôle difficile, on n'a pas le droit de se louper. Le seul petit regret c'est que je n'ai pas pu la reposer avant la demi-finale, et du coup elle n'a pas eu de journée de récupération. Elle a peut-être manqué de la fraîcheur qui lui aurait permis de battre El Sherbini.

Coline Aumard

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Elle a vraiment « pris la pression » en début de tournoi et a eu du mal à gérer le contexte. C'est pour ça que j'ai décidé de la reposer contre le Japon. Pour qu'elle puisse avoir une pause et faire un « reset, » car jusqu'alors elle n'avait pas montré ce qu'on est en droit d'attendre d'elle. On a besoin d'une Coline au top, il faut juste qu'elle en prenne conscience …

Laura Pomportes

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À l'image d'une Camille Serme, elle a montré qu'on pouvait vraiment compter sur elle. Comme chacun le sait, on a craint à un moment que sa carrière soit terminée et c'est sans doute pour cette raison qu'elle joue totalement libérée. Mais désormais, il lui faut dépasser ça. Laura a besoin de confiance, par exemple elle a horreur de se voir jouer … Elle a encore des choses à travailler sur le plan technique, notamment son revers. Elle compense par sa combativité et son adresse, mais contre des adversaires de très haut niveau qui savent appuyer là ou ça fait mal, ça ne pardonne pas.

Chloé Mesic

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Chloé est venue au Pôle France à Créteil dans les semaines précédant la compétition, ça lui a permis de voir les filles travailler et lui a ouvert de nouveaux horizons. C'est la plus jeune de l'équipe, donc ce n'est pas évident pour elle d'autant plus que les trois autres se connaissent depuis longtemps. Laura, même si elle n'est pas à Créteil je la connais depuis les championnats de France jeunes. Mais Chloé a été une très bonne coéquipière. Elle est très motivée pour passer des caps, mais comme j'essaie de lui expliquer, le plus important ce n'est pas l'investissement mais la manière de s'investir.

Le prochain championnat d'Europe par équipes

Mon message est toujours le même : le squash est un sport individuel, donc les ambitions de l'équipe ne seront réalisables qu'à travers la progression de chacune et des caps qu'elles passeront. C'est vrai que le squash féminin européen traverse une passe difficile, et quelque part j'ai envie que certaines équipes progressent, pour qu'on reste en alerte. J'ai d'ailleurs apprécié les prestations de l'équipe d'Espagne à Paris – notamment de la jeune Cristina Gomez – et je les ai félicitées personnellement.

L'intégration des Françaises exilées aux États-Unis (Marie Stéphan, Melissa Alvès, Julia Lecoq) ?

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Crédit photo : Open de Guyane

J'y pense tous les jours, et pas forcément en me rasant (rires) … Je me rends souvent aux États-Unis et je sais que le niveau s'élève de plus en plus. Les Françaises qui sont à l’université là-bas jouent des matches de très haut niveau. Tout est fait pour la réussite, les structures, le staff mais aussi les séances d'entraînement. Le seul problème c'est que tout s'arrête avec l'année scolaire, et du coup les joueuses nous demandent souvent de leur fournir des programmes d'entraînement à partir d'avril. En tous les cas, oui l'intégration de ces filles est tout à fait possible, et je sais qu'elles sont motivées. Cette concurrence peut maintenir tout le monde en éveil, l'équipe de France ce n'est pas que cinq joueuses.

LE MOT DU (NOUVEAU) PRÉSIDENT

Jean-Denis Barbet a été élu samedi président de la Fédération Française de Squash. Naturellement, celui qui était jusqu'à maintenant président de la Ligue Île-de-France se réjouit de prendre son mandat dans une période favorable pour sa discipline.

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« Je vais enfoncer une porte ouverte, mais je suis évidemment ravie de la performance de nos joueuses Françaises au championnat du monde. Sur le plan sportif, il y a eu des rencontres superbes, avec des moments très intenses. Des gens comme Denis Masseglia ou Jean-Michel Brun (respectivement président et secrétaire général du CNOSF) ne connaissaient pas forcément très bien le squash et ont été impressionnés, notamment par la qualité sportive et physique de nos athlètes. Avec les éclairages, ce superbe court vitré bleu devient en quelque sorte une « boîte lumineuse, » et ça donne un côté féerique. Il va maintenant falloir capitaliser sur cette réussite : nous avons eu de très bons contacts avec les collectivités, que ce soit la mairie de Saint-Cloud, les écoles d'Issy-les-Moulineaux, les comités départementaux etc. Enfin, je souhaiterais ajouter que cet événement a été très apprécié par les sportifs. Une personne comme Amr Shabana, une référence absolue dans le monde du squash, nous a félicités pour la qualité de l'organisation. Il a notamment apprécié que la compétition se déroule dans une vraie enceinte sportive et pas dans une galerie marchande avec des gens de passage qui jettent simplement un coup d’œil aux matches. Enfin, on peut se réjouir de la couverture médiatique de ce championnat du monde, qui a été excellente. »

 

 

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Article de Jérôme Elhaïk

Photos : Paul Orlovic, Zoom 92130, Christian Lortat, Les Sportives Magazine

 

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