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PRÉSENTATION DU CHAMPIONNAT DE FRANCE -13/-17 ANS

Événements 16/03

Le championnat de France -13/-17 ans a lieu ce weekend à Bordeaux (Gradignan).

Chez les plus âgés, Toufik Mekhalfi et Yuna Loaec (déjà titrée l'an dernier) se présentent avec le statut de favori(te), mais d'autres, Manuel Paquemar et Cléo Jahard en tête, espèrent déjouer les pronostics. En -13 ans, on devrait assister à un match à trois chez les garçons, alors que Rose Lucas-Marcuzzo cherchera à confirmer son titre de 2015 en -11 ans. Présentation.

Article de Jérôme Elhaïk

Affiche

 

MEKHALFI - PAQUEMAR, COMME ON SE RETROUVE ?

Même si une surprise est toujours possible sur un championnat de France, où la gestion des émotions est un facteur important, on serait étonnés de ne pas retrouver Toufik Mekhalfi et Manuel Paquemar en finale dimanche. Les deux joueurs s'affrontent depuis de nombreuses années - notamment en championnat de France - et ont bien voulu se soumettre au jeu des questions-réponses sur leur rivalité (voir ci-dessous). En grosse progression cette saison, Mekhalfi partira avec les faveurs des pronostics, d'autant qu'il évoluera à domicile (il joue pour Gradignan en Interclubs). « Il va en effet aborder le tournoi en tant que favori, et son objectif est de monter sur la plus haute marche du podium, » indique son entraîneur au pôle espoirs d'Aix-en-Provence, Yann Menegaux. « Mais il devra néanmoins se méfier de nombreux joueurs, et s'appuyer sur ses qualités (vitesse, combativité), tout en sachant s'adapter tactiquement pour ne pas perdre d’énergie. En tous les cas, c'est un joueur en confiance qui se rendra à Bordeaux. » Une confiance acquise grâce à d'excellents résultats, aussi bien au niveau européen (demi-finaliste en Suisse, en Belgique, et à l'Open de France) que dans l'hexagone (médaillé de bronze au championnat de France en -19 ans). Mekhalfi a même été sélectionné pour le championnat d'Europe de cette catégorie, qui démarre le 24 mars en Pologne.

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Même s'ils ne sont pas montés sur le podium, Mekhalfi et Paquemar ont réalisé un bon Open de France Junior il y a quelques semaines à Lille (Crédits photo : Christian Lortat)

Son challenger sera donc Manuel Paquemar (entraîné par son père Jean-Luc, à Lorient). Champion de France en -11 et -13 ans, il s'était incliné en -15 contre son grand rival, dans une finale qui a marqué les deux joueurs. Même s'il avait ensuite eu sa revanche, le Breton a pris un peu de retard sur Mekhalfi depuis deux ans. Néanmoins, ses résultats depuis le mois de septembre peuvent l'inciter à l'optimisme : quart de finaliste au championnat de France -19, ce qui lui a permis d'intégrer le top 50 national, et de bons résultats dans les tournois européens. À l'Open de France Junior à Lille, il se procura deux balles de match en quart de finale contre l'Anglais Perry Malik avant de s'incliner, mais il finira à une belle cinquième place. Derrière Mekhalfi et Paquemar, la lutte semble très ouverte pour les deux autres places dans le dernier carré : le Marseillais Paul Gonzalez n'est que première année, mais a été le troisième meilleur Français dans le Nord (11ème). « Paul a intégré le pôle cette année, » précise Menegaux. « Il travaille bien et veut montrer qu'il peut déjà ennuyer les meilleurs de la catégorie. Il a envie de monter sur la boîte (sic), et peut le faire s'il est prêt à aller au combat et reste concentré sur son jeu. » D'autres auront le même objectif : par exemple Mattéo Cremoux, Léo Blin (tous les deux médaillés de bronze en -15 ans) ou Joshua Jacques Phinera. Attention également au Réunionnais Oliver Lamilango, qu'on a très peu vu en métropole depuis sa finale en -15 ans fin 2016. Avec un classement qui ne reflète pas forcément son niveau, il sera l'un des joueurs éviter au tirage au sort …

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Yann Menegaux (à droite) estime que Paul Gonzalez a les moyens de monter sur le podium ce weekend à Bordeaux (Crédit photo : Christian Lortat)

 

QUESTIONS-RÉPONSES : MANUEL PAQUEMAR - TOUFIK MEKHALFI

Manuel Paquemar et Toufik Mekhalfi sont les deux meilleurs joueurs de leur catégorie depuis de nombreuses années. Décryptage de cette (saine) rivalité en compagnie des deux intéressés.

 

SE RAPPELLENT-ILS DE LA PREMIÈRE FOIS OÙ ILS SE SONT AFFRONTÉS ?

Manu : Si ma mémoire est bonne, c’était sur une étape du Karakal Tour à Casseneuil. On devait avoir 8 ou 9 ans.

Toufik : Je crois en effet que c'était à Casseneuil, le club où j'ai débuté.

 

DEPUIS, LES OPPOSITIONS ENTRE EUX ONT ÉTÉ NOMBREUSES, AVEC NOTAMMENT TROIS FINALES DE CHAMPIONNAT DE FRANCE. Y-A-T-IL UN MATCH QU'ILS GARDENT PARTICULIÈREMENT EN MÉMOIRE ?

Manu : Si je devais n'en retenir qu'un, ce serait probablement la finale du championnat de France -15 ans à Niort (en décembre 2015). Je ne sais pas comment l'expliquer, mais ce match a été vraiment spécial pour moi. Peut-être parce que c'était la première fois que je perdais en finale.

Toufik : Effectivement, Manu et moi on s'est souvent affrontés, en championnat de France mais aussi sur les tournois européens. Le match qui me tient particulièrement à cœur, c'est la finale du championnat de France -15 ans il y a deux ans, que j'avais remportée. Il y avait une grande rivalité entre nous, c'était la troisième fois qu'on se jouait pour le titre.

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 La finale du championnat de France -15 il y a deux ans a marqué les deux joueurs, pour des raisons différentes ... (Crédit photo : Emmanuelle Boyer) 

 

QUAND ILS S'AFFRONTENT, ESSAIENT-ILS DE CHANGER DES CHOSES POUR SURPRENDRE LEUR ADVERSAIRE OU SE CONCENTRENT-ILS SUR LEUR PROPRE JEU ?

Manu : Bien sûr qu'on se connait par cœur, mais je n'essaie pas particulièrement de changer quelque chose. Quand je rentre sur le court, quel que soit l'adversaire, je me concentre sur des choses basiques : par exemple ne pas faire trop de fautes etc.

Toufik : Je connais peut-être bien le jeu de Manu, mais je n'essaie pas de changer le mien. Je me concentre sur les choses que je sais faire.

 

ILS FERONT PROBABLEMENT PARTIE DE LA SÉLECTION POUR LE CHAMPIONNAT D'EUROPE -17 ANS (MI-MAI EN SUÈDE), UNE COMPÉTITION OÙ LA FRANCE N'A PAS BRILLÉ L'AN DERNIER (7ème, MOINS BON RÉSULTAT DEPUIS 2000). QUELLES SONT LEURS AMBITIONS POUR CETTE ÉDITION ?

Manu : Je pense vraiment que la France a un bon coup à jouer cette année, et qu'il est possible d’accrocher un podium. Mais le chemin qui mène aux demi-finales est semé d'embûches, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé ces dernières années.

Toufik : J'espère qu’on sera tous les deux sélectionnés. C'est vrai que ça ne s'est pas très bien passé l'an dernier. Mais cette année, avec notamment Manu et Yuna (Loaec), nous avons l'équipe pour aller loin et pourquoi pas remporter cette compétition.

 

 

YUNA LOAEC, BIS REPETITA ?

À 16 ans, Yuna Loaec possède déjà un sacré palmarès sur la scène nationale : championne de France en -11 ans (2 fois), -13 ans, -15 ans, et -17 ans l'an dernier, pour sa première année dans cette tranche d'âge. « L'objectif de Yuna est de confirmer qu’elle est la numéro 1 de sa catégorie, » indique Yann Menegaux, son entraîneur au pôle espoirs à Aix-en-Provence. « Elle sera favorite, et devra montrer qu’elle a les épaules assez solides pour faire respecter ce statut. Yuna est très investie, et a beaucoup progressé cette année : elle affiche davantage de confiance et de volume dans son jeu. » La joueuse de originaire Lanester juge également sa saison « satisfaisante, avec des résultats qui correspondent aux objectifs fixés. Je suis contente de certains tournois, les performances réalisées m'ont redonné confiance. Mais les résultats ne sont pas le seul facteur à prendre en compte : même si j’ai fait des progrès, je dois encore travailler sur ma régularité sur le court, afin d'aller chercher les filles qui sont devant moi. » La Bretonne fait référence à la scène Européenne, où elle s'est distinguée récemment avec deux finales en Suède et surtout à l'Open de France Junior. Comme Mekhalfi, ces résultats lui ont valu une sélection pour le championnat d'Europe -19 ans. Loaec se présentera donc à Bordeaux confiante, mais ausssi méfiante : « Ce championnat de France est un objectif important pour moi, mais je n’aurais jamais la prétention de dire qu'un match quel qu'il soit est gagné d’avance : c'est l'une des valeurs qui m'a été enseignée dans mon éducation. »

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Yuna Loaec (ici lors de la finale de l'Open de France Junior) sera la favorite logique du championnat de France -17 ... (Crédit photo : Christian Lortat)

Qui seront ses principales challengers ? Plus jeune d'un an que Loaec, Cléo Jahard était parvenue à la battre pour la première fois au championnat de France -19 ans (même si la Bretonne a pris nettement sa revanche quelques semaines plus tard). L'année 2018 avait merveilleusement commencé pour la joueuse de Vincennes, avec une qualification pour le championnat de France senior. Seul bémol, Jahard n'est plus apparue en compétition depuis, « car on m'a diagnostiqué une fracture de fatigue, qui me faisait souffrir depuis quelques temps. J'ai dû prendre six semaines de repos, et je n'ai repris l'entraînement que la semaine dernière. C'est un peu court en termes de préparation, mais j'ai tout mis en œuvre pour arriver au championnat de France dans les meilleures conditions possibles. C'est toujours compliqué mentalement de reprendre après une blessure, et il me reste une petite appréhension. Mais avec l'aide de mon entourage, je vais faire le maximum pour remporter le titre : c’est mon objectif de la saison et je ne vais rien lâcher ! » Encore plus jeune que Jahard, la championne de France -15 ans Ninon Lemarchand est déjà prétendante au podium dans la catégorie supérieure. « C'est son objectif, » indique Menegaux qui l'entraîne également à Aix. « Elle aura fort à faire, mais ses progrès récents font d'elle une outsider intéressante : moins de fautes, plus de densité à l’arrière du court et un jeu d’attaque plus précis. » Si Loaec, Jahard et Lemarchand sont les favorites logiques pour le podium, d'autres peuvent jouer les troubles-fêtes : on pense à Cléo Meyneng et Fanny Beccegato (respectivement 6ème et 7ème l'an dernier), sans oublier Mahé Asensi et Kara Lincou, médaillés en -15 ans cette année derrière Lemarchand.

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... et les principales outsiders s'appellent Cléo Jahard et Ninon Lemarchand (Crédit photo : Nicolas Barbeau)

 

LES -13 ANS EN UN COUP D'ŒIL 

Chez les garçons, trois joueurs semblent au-dessus du lot et devraient se disputer la victoire : Antonin Romieu, tenant du titre, est un véritable spécialiste des championnats de France, avec déjà trois titres à son actif. Le Cose a été blessé à l'automne, mais son retour à la compétition à l'Open de France Junior a été satisfaisant (cinquième, battu par le futur vainqueur en quarts). Un tournoi où Melvil Scianimanico a réussi un brillant parcours, atteignant la finale après une succession de matches gagnés en cinq jeux. Après avoir gagné son premier tournoi européen en Suisse cette saison, le joueur de Saint-Cloud cherchera à ouvrir son palmarès sur la scène nationale (il avait été battu en finale par Romieu en -11 ans en 2015-2016). Le troisième larron s'appelle Axel Diet, abonné aux places d'honneur (avec notamment une troisième place l'an dernier dans cette catégorie). Le lutin de Royan ne sera pas favori au vu des confrontations directes récentes avec ses deux rivaux, mais son jeu basé sur la créativité le rend capable de tout sur un match. Âgé seulement de 11 ans, Diet aura de toute façon une nouvelle chance en -13 ans l'an prochain.

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 Déjà sur le podium il y a deux ans en -11, Axel Diet, Antonin Romieu et Melvil Scianimanico sont les trois prétendants à la victoire cette année en -13 (Crédit photo : Emmanuelle Boyer)

Même si le podium semble promis à ces trois jeunes garçons (qui devraient faire partie de la sélection pour le tournoi des 5 Nations début avril), d'autres tenteront de bousculer la hiérarchie : on pense à Tyago Joneau (Le Mans), 6ème l'an dernier et médaillé de bronze -11 ans en 2016. Ainsi qu'à Romain Morandeau (Baillargues), crédité d'une belle douzième place à l'Open de France, et Lilo Toussaint (Jarville), qui a fini deux fois au pied du podium en -11 ans. Chez les filles, on peut également s'appuyer sur les résultats des compétitions précédentes (championnats de France, tournois européens) pour tenter d'établir des pronostics. À ce petit jeu, quelques noms ressortent : en premier lieu celui de Rose-Lucas Marcuzzo (Niort), titrée en -11 ans fin 2015, et quatrième l'an dernier, et de la Nîmoise Daphné Mourier, quart de finaliste à l'Open de France. On peut également citer Lilou Brévard (La Rochelle) et Inès Guyot (Squash 95), elles aussi déjà médaillées en championnat de France. Même si elles ne seront pas prétendantes au podium, on aura un œil attentif sur de très jeunes joueuses, qui ont brillé en -11 ans en décembre : Clémence Pichon (Moult), Lee Lou Laporte (Antibes) et Sarah Guyot (Squash 95), les deux dernières étant seulement âgées de 9 ans. 

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Championne de France -11 il y a deux ans, Rose Lucas-Marcuzzo cherchera à récidiver dans la catégorie supérieure (Crédit photo : Rose Lucas-Marcuzzo)

  

Palmarès du championnat de France -13 ans 

Podiums 2017

Les podiums de l'an dernier

Palmarès du championnat de France -17 ans

 

Infos pratiques (listes de qualifiés, horaires etc.)

Suivez les résultats en direct sur squashnet (Semaine 11, cliquez sur Championnat de France -de 13 ans / -de 17 ans - Gradignan), et ne manquez pas notre compte-rendu en début de semaine prochaine

 

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